La colère chez l’enfant

Petite fille en colère bras croisés, illustration de la gestion des émotions chez l'enfant en sophrologie

La colère chez l'enfant, pourtant utile mais si souvent mal perçue

« Arrête de t’énerver ! » : Pourquoi nous devons cesser d’avoir peur de la colère de nos enfants

On connaît tous cette scène : notre enfant explose en plein supermarché ou hurle parce que le pain est coupé en triangles et non en carrés.

Notre premier réflexe de parent ? 

Éteindre l’incendie. On demande le calme, on négocie, ou pire, on fait culpabiliser : 

« Tu n’es pas gentil quand tu es en colère » ou « Regarde, tout le monde nous regarde, tu devrais avoir honte ».

Mais si on changeait de perspective ? Et si la colère n’était pas l’ennemie, mais un signal d’alarme indispensable ?

La colère : Ce garde du corps mal-aimé

Contrairement aux idées reçues, la colère n’est pas une « mauvaise » émotion.

C’est une réaction physiologique et psychologique qui a une fonction de survie. Elle est là pour dire : « Hé, quelque chose ne va pas ! Mon intégrité ou mes besoins sont menacés ! »

Lorsqu’un enfant ressent de la colère, son cerveau active le système d’alerte. Physiquement, cela se traduit par une poussée d’adrénaline et de cortisol :

  • Le rythme cardiaque s’accélère.
  • Les muscles se tendent.
  • L’énergie monte en flèche.

C’est une force d’action. En demandant à un enfant de supprimer cette émotion, on lui demande en réalité d’ignorer son propre instinct de protection.

Pourquoi est-elle utile ? (Les 3 rôles clés)

  1. Le curseur de l’injustice : La colère est le sens de la justice qui s’éveille. Elle aide l’enfant à identifier quand une situation est inéquitable, injuste, ou quand ses droits ne sont pas respectés.
  2. Le moteur de l’affirmation : Pour devenir un adulte capable de dire « non », il faut avoir eu le droit d’être en colère petit. C’est ainsi qu’on apprend à poser des limites saines aux autres, et faire ses propres choix.
  3. La décharge de frustration : Grandir est frustrant ! Apprendre, échouer, obéir… la colère permet de libérer une tension accumulée qui, si elle restait bloquée, pourrait se transformer en anxiété ou en tristesse profonde.

Le piège de la culpabilité

Quand on fait culpabiliser un enfant d’être en colère, on lui envoie un message dangereux : « Ce que tu ressens est mal, donc tu es mal. » 

À long terme, un enfant qui n’a pas le droit d’être en colère risque de :

  • Refouler ses émotions, ce qui mène souvent à des explosions plus violentes plus tard, à la dépression, à l’introversion…
  • Ne plus savoir identifier ses besoins, car il a appris à faire taire son signal d’alarme interne pour plaire aux adultes. Cela peut jouer sur le fait d’être maître de sa vie ou se laisser imposer le choix des autres…. Savoir s’affirmer…
  • Développer une faible estime de soi, pensant qu’une partie de lui est « monstrueuse ».

Valider l’émotion sans accepter la violence

Attention, il y a une nuance cruciale : Toutes les émotions sont acceptables, mais tous les comportements ne le sont pas.

On peut dire : « Je vois que tu es très en colère parce que je t’ai dit non pour ce jouet, et tu as le droit d’être fâché. Par contre, je ne t’autorise pas à me taper ou à casser tes affaires. » 

En séparant l’émotion (légitime) de l’action (à cadrer), on aide l’enfant à naviguer dans sa tempête intérieure sans se noyer dans la culpabilité.

Le mot de la fin : La prochaine fois que la moutarde monte au nez de ton petit, essaye de voir la colère comme une alliée qui essaie de s’exprimer. C’est épuisant, certes, mais c’est aussi le signe d’un enfant qui apprend à exister.

Je peux vous aider, avec la sophrologie, ton et enfant et toi, à comprendre cette émotion et le message qu’elle délivre

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