Le deuil chez l’enfant

Petit garçon triste assis seul, illustration de l'accompagnement du deuil chez l'enfant en sophrologie

Le deuil pour l'enfant

« C’est juste un chat » ou « Tu te feras d’autres amis » :

Pourquoi il ne faut jamais minimiser la tristesse d’un enfant

En tant que parents, voir son enfant pleurer est une déchirure. Notre instinct nous pousse à dire : « Ne pleure pas, ça va aller » ou « Ce n’est pas si grave ». On pense l’aider, l’encourager à être fort.

Pourtant, le deuil chez l’enfant ne concerne pas uniquement le décès d’un proche. Il se cache derrière de multiples visages, et chaque larme a une raison d’être.

On a souvent tendance, par réflexe de protection, à vouloir « distraire » l’enfant pour lui éviter de souffrir, mais la tristesse est le passage obligé pour guérir.

Le deuil, bien au-delà de la mort

Pour un enfant, le « deuil » est le processus de séparation avec ce qu’il aime. Il n’y a pas de « petite » ou de « grande » perte, il n’y a que le vide ressenti :

  • Le deuil d’un animal : Pour un enfant, un chien, un chat ou même un hamster n’est pas « juste un animal ». C’est un confident, un membre de la famille qui offre un amour inconditionnel.
  • Le deuil géographique : Un déménagement, c’est la perte de ses repères, de sa chambre, de l’arbre dans le jardin et des copains du quartier. C’est la fin d’un monde familier.
  • Le deuil de la cellule familiale : Le divorce des parents est l’un des deuils les plus complexes. L’enfant doit faire le deuil de « ses parents ensemble » et de l’image de sécurité qu’il avait de son foyer.
  • La séparation amicale : Un meilleur ami qui change d’école peut provoquer un chagrin immense, parfois aussi intense qu’une rupture amoureuse chez l’adulte.
  • La perte d’une personne importante : Le décès d’un proche est souvent difficile à expliquer à un enfant. Néanmoins la meilleure solution reste d’en parler, avec des mots d’enfant bien sûr, et ne pas le laisser à l’écart pensant le protéger… Il ne faut pas oublier que l’imagination d’un enfant est puissante, il peut imaginer les pires situations, penser même à votre perte… mieux vaut échanger avec lui et le rassurer que de laisser son esprit imaginer…
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Pourquoi la tristesse est-elle vitale ?

La tristesse n’est pas un signe de faiblesse, c’est un mécanisme de réparation.

Voici ses rôles essentiels :

  1. Le temps de la pause : La tristesse ralentit le corps et l’esprit. Elle force l’enfant à se replier un peu sur lui-même pour intégrer la nouvelle réalité : « Ma vie a changé, et je dois m’y habituer ».
  2. L’appel à l’aide : Les larmes sont un signal social. Elles indiquent aux adultes : « J’ai besoin de réconfort, je ne peux pas gérer ça tout seul ». Mais elles servent également à se libérer de cette énergie, on ressent souvent une sensation d’apaisement une fois que les larmes ont fini d’être versées…
  3. L’hommage à ce qui comptait : Être triste, c’est une preuve d’amour. C’est reconnaître que la personne, l’animal ou la situation disparue avait une valeur inestimable.
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Le danger de minimiser : « L’effet boomerang »

Quand on dit à un enfant « Arrête de pleurer pour si peu », « Ce n’est rien, ça va passer« , on invalide son expérience.

L’enfant apprend alors que ses sentiments ne sont pas fiables ou qu’il est « trop sensible ».

Le résultat ? Une tristesse qui n’est pas exprimée ne disparaît pas. Elle reste bloquée à l’intérieur et peut ressortir sous forme de colère inexpliquée, de troubles du sommeil ou d’un retrait total et même parfois sous forme de maux physiques tels que l’eczéma, le psoriasis…

Comment accompagner sans étouffer ?

  • Nommer la perte : « Tu as le droit d’être triste que l’on déménage. Moi aussi, ce quartier va me manquer. » , « Pour moi aussi Tommy contait beaucoup, il faisait partie de notre famille, je comprends ce que tu ressens. « 
  • Offrir une présence silencieuse : Parfois, il n’y a rien à dire. Juste être là, offrir un câlin, et laisser les larmes couler jusqu’à ce que le réservoir soit vide.
  • Créer des rituels : Faire un dessin pour le grand-père parti, planter une fleur pour le chat, ou faire un album photo de l’ancienne maison… Le rituel rend la perte concrète et permet de lui donner une place dans la mémoire.

L’essentiel à retenir : 

La tristesse est le chemin que prend le cœur pour cicatriser. En laissant l’enfant vivre ses deuils, quels qu’ils soient, vous lui apprenez une leçon de vie fondamentale : on peut survivre à la perte et, un jour, retrouver la joie.

Je peux aider ton enfant à traverser cette période avec la sophrologie, en lui donnant des outils concrets qu’il pourra réutiliser toute sa vie.

 

 

 

 

 

 

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