L’assiette sous surveillance

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Petit-déjeuner et goûter : Quand l’assiette de nos enfants dicte leur comportement

En tant que sophrologue, je reçois souvent des parents épuisés par l’agitation de leur enfant. La question du TDAH(Trouble du Déficit de l’Attention avec ou sans Hyperactivité) arrive vite sur le tapis. Pourtant, avant de poser un diagnostic lourd, il est une piste que j’explore toujours au cabinet : l’hygiène de vie.

Ce que votre enfant mange au petit-déjeuner ou au goûter n’alimente pas seulement son corps, cela « pilote » son cerveau.

En tant que parent, on pense souvent que l’agitation ou les difficultés de concentration de notre enfant sont liées à son caractère ou à une fatigue passagère. Et si la clé se trouvait en réalité dans son bol de céréales, son assiette ou son cartable ?

Le lien entre alimentation et comportement n’est plus à prouver. Ce que nos enfants mangent, particulièrement aux moments stratégiques du petit-déjeuner et du goûter, influence directement leur système nerveux, leur attention et leur capacité à gérer leurs émotions.

  1. Le piège du petit-déjeuner « ultra-sucré »

Le petit-déjeuner traditionnel (céréales industrielles, pain blanc, confiture, jus d’orange) est une véritable bombe glycémique.

  • Le mécanisme : Le sucre passe massivement dans le sang. Le corps, pour réguler cela, produit une forte dose d’insuline.
  • La conséquence : Une heure plus tard, le taux de sucre chute brutalement (hypoglycémie réactionnelle). Le cerveau, qui n’a plus son carburant, panique et sécrète de l’adrénaline et du cortisol (les hormones du stress).
  • Le résultat en classe : À 10h, l’enfant devient agité, irritable, ou au contraire « dans la lune » et incapable de se concentrer. Ce n’est pas un manque de volonté, c’est une réaction physiologique.
  1. Le goûter : Réconfort ou excitant ?

Le goûter est souvent le moment où l’on relâche la garde. Pourtant, c’est là que se cachent les pires ennemis de la sérénité : les additifs et conservateurs.

Comme nous l’évoquions dans notre article sur l’agitation, les colorants artificiels et les conservateurs type benzoate de sodium (E211) agissent comme des perturbateurs. Une étude de l’Université de Southampton a prouvé que ces substances augmentent significativement l’hyperactivité, même chez les enfants sans troubles diagnostiqués.

Le saviez-vous ? Un simple soda ou un paquet de bonbons « fluo » peut transformer une fin d’après-midi paisible en tempête émotionnelle.

  1. Les carences qui « agitent »

Parfois, l’agitation n’est pas due à ce qu’il y a en trop, mais à ce qu’il y a en moins. Pour que le cerveau fonctionne calmement, il a besoin de :

  • Magnésium : Le minéral de l’apaisement. Une carence peut rendre l’enfant « électrique ».
  • Oméga-3 : Indispensables pour la gaine des neurones et la concentration.
  • Fer : Une carence en fer entraîne souvent une fatigue qui se traduit par de l’irritabilité.
  1. Sophrologie et Nutrition : Un duo gagnant

Pourquoi parler d’assiette sur un site de sophrologie ? Parce que la sophrologie apprend à l’enfant à écouter ses sensations.

Un enfant qui consomme trop de sucre ou d’additifs est « déconnecté » de son corps par l’excitation chimique. En stabilisant son alimentation, on lui permet de retrouver un terrain neutre où les exercices de respiration et de relaxation peuvent enfin porter leurs fruits.

Mes 3 conseils de sophrologue pour une assiette « zen » :

  1. Privilégiez les protéines et les bons gras le matin : Œuf, fromage, oléagineux (noix, amandes) ou pain complet avec du beurre. Cela stabilise l’énergie pour toute la matinée.
  2. Le goûter « vrai » : Remplacez les biscuits industriels par un fruit de saison, un carré de chocolat noir et quelques amandes, ou encore par des gâteaux maison mais en privilégiant le sucre de coco ou sirop d’agave.
  3. L’eau, uniquement l’eau : Supprimez les boissons sucrées qui maintiennent le cerveau dans un état d’alerte permanent.          

 

Le mot de la fin : Un enfant qui « bouge trop » est souvent un enfant dont le système nerveux est saturé. En modifiant l’assiette et en offrant des outils de relaxation, on lui donne une chance de retrouver sa sérénité naturelle.

 

 

 

 

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